Dare to dream – The show must go on !

Au sein de Grands Formats nous respectons la direction artistique et l’esthétique de chaque membre. Dans la charte de la fédération, nous nous engageons à être solidaire, à partager nos connaissances et à nous soutenir mutuellement. Nul ne tient le monopole du bon goût ; ce que nous partageons, c’est une passion pour la création musicale, une profonde et immuable motivation, la capacité de se relever et maintenir le cap en dépit des déceptions ou des obstacles.
Aujourd’hui Grands Formats réunit 80 grands ensembles et collectifs en France et en Europe. Chaque formation, avec son identité propre, se consacre au développement de son projet musical. Une poignée d’entre nous bénéficie d’aides conséquentes, d’autres doivent se débrouiller avec peu de moyens financiers. En tant que chef·fe d’orchestre et compositeur·rice nous combattons pour que nos musicien·ne·s s’épanouissent dans nos projets et y trouvent leur compte d’un point de vue artistique.
Nous devons prendre parfois des positions inconfortables face aux programmateur·rice·s pour obtenir des conditions de travail satisfaisantes.
Les grand·e·s musicien·ne·s de jazz parlent souvent de « prendre des risques » en improvisant.
Dans Grands Formats, nos orchestres prennent des risques à plusieurs niveaux. Sur scène, ils en prennent en proposant des programmes audacieux au risque de déplaire à certain·e·s spectateur·rice·s ou à certain·e·s programmateur·rice·s. Ils en prennent aussi quand ils se préparent pour une résidence conséquente sans assurance de financement ou qu’ils cherchent à tourner à l’étranger en grande formation car les périls potentiels sont nombreux sur le parcours : manque de financement, problèmes de visa, transport, matériel, instabilité géopolitique. Entreprendre demande du courage, mais grâce au forum de discussion interne développé par Grands Formats pour ses membres, on se sent moins seul et on reçoit des conseils précieux et des réponses précises à nos questions.
Au bout de quelques années, à force de jouer et travailler ensemble, d’enregistrer des albums, d’écrire des nouvelles pièces, nos orchestres tissent des liens avec les communes, les régions, les festivals. Ils finissent par bénéficier du soutien fidèle de certain·e·s programmateur·rice·s, d’amateur·rice·s de musique et à fédérer un public enthousiaste ! Les portes commencent à s’ouvrir, nos projets ambitieux (initialement irréalistes) se réalisent, et nous ressentons tellement de fierté, de satisfaction, de bonheur tout simplement, quand l’effort porte ses fruits !

Gary Brunton, chef d’orchestre du Pee Bee et membre du Conseil d’Administration de Grands Formats


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