Direction artistique: Direction artistique : Vincent Bertholet
Effectif: Effectif : 13 musicien·ne·s
Pays : Suisse
LES MUSICIEN·NE·S

Vincent Bertholet : doublebass
Seth Bennett : doublebass
Jo Burke : violin
Anne Cardinaud : marimba
Aida Diop : marimba
Guillaume Lantonnet : drums
Naomi Mabanda : cello
Liz Moscarola : violin
George Murray : trombon
Wilf Plum : drums
Maël Salètes, Séni : trombon
Titi: guitar
Aby Vulliamy : viola
Yohan Caballe, Sébastien Guichard : live sound

Contact

ORCHESTRE TOUT PUISSANT MARCEL DUCHAMP

puissantduchamp@gmail.com

© DR

Vincent Bertholet, toujours aussi déterminé, réalise enfin son vieux rêve d’un « vrai » orchestre. Naît ainsi le projet d’élargir l’horizon connu. L’orchestre devient XXL en convoquant des complices de la première heure, jamais vraiment perdus de vue, et une section de cordes anglaises croisées sur les routes.

Sur scène ils sont dorénavant 14. Tournée anniversaire, scènes prestigieuses et squats rafistolés, agitation effrénée comme aux premiers jours, et le chœur plus large, plus percussif que jamais.

L’hydre à têtes multiples donne de la voix en concert et pèse de tout son poids sur les frêles plateaux qui l’accueillent. Pourtant, c’est en studio qu’il va forger le socle d’une nouvelle aventure. Retour en Angleterre, dans l’imposante et magnifique bâtisse qui abrite les studios Real World. Après Rotorotor (2014), John Parish est de nouveau de la partie.

Sauvage Formes, c’est son titre, astucieux, car ici tout est aussi géométrique qu’organique. Les rythmiques incisives, doublées en XXL, marque de fabrique de la meute, s’enlacent avec les cuivres inhabituellement mélancoliques. Les riffs de guitare s’expriment en cascades minimalistes, et puisque le nombre de cordes a triplé, elles s’offrent le luxe de se tresser les unes aux autres, comme une étreinte charnelle sans épilogue.

Les voix, plus nombreuses qu’à l’accoutumée, récitent, scandent, mènent la danse et poétisent, tantôt en français, tantôt an anglais, et, dans un même élan, le chœur en profite pour façonner le fronton d’hymnes à l’ailleurs.

Il semble donc bien question, à la traversée de ces 8 chansons aussi belles qu’aventureuses, d’un récit du voyage, d’un carnet de bord écorné. Pourtant, à l’horizon, ni bateau, ni coucou de fortune, pas non plus de carte ni de boussole.

Serait-ce parce que le continent qui est évoqué dans ces textes et ces mélodies n’est pas lieu connu, mais plutôt un monde rêvé, une terre d’asile pour les frondeurs et les insoumis, pour les audacieux et les bienveillants ?

Le quatrième album de l’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp est à l’image d’une route, d’un dessein, d’un idéal de vies partagées et partageables. Et l’écriture de cette musique est comme la défense d’un front de mer imaginaire, comme un acte témoin d’une destinée entrelacée, d’une aventure hors du commun. L’histoire d’un orchestre sans chambre, d’un bataillon sensible, à la générosité illimitée, d’une forme sauvage qui n’a jamais eu besoin de maitre pour dompter son imagination et sa détermination.

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