Tribune de janvier

Tribune de janvier

À l’aube de cette nouvelle année et au nom de Grands Formats, j’ai l’honneur de vous adresser tous mes vœux de petits et grands bonheurs, rythmés par la concrétisation de vos projets dans un climat d’harmonie.

Harmonie… Si le terme est musical, il évoque également le sentiment de fraternité et de reconnaissance.

Les récents événements doivent nous interpeller quant à notre position sociétale et nos responsabilités vis à vis du « public des ronds-points » qui travaille dur, gagne peu, est excédé par les taxes et se sent méprisé par les élites.

Que nous le voulions ou non, nous sommes considérés comme faisant partie d’une élite, non celle ayant foi en une mondialisation dérégulée et tenante du chacun pour soi, mais plutôt de cette élite culturelle de ceux qui savent (ou disposent des moyens pour affirmer leur point de vue) face à ceux qui ont lâché prise.

La culture devrait relier les Hommes, mais elle a tendance à les diviser. L’émergence d’un nouveau public en quête de dignité et de reconnaissance passe par une mobilisation des artistes et de tous les acteurs du secteur (diffuseurs, institutions, prescripteurs …). Pour ce large public qui ne demande qu’à nous suivre, retenons la leçon des grands créateurs : ce n’est pas pervertir son art que de le rendre accessible.

Dans ma campagne de Seine-et-Marne, parmi les tenants de la culture populaire, nombreux sont ceux et celles qui fréquentent le théâtre, les expositions ou les concerts dans des salles polyvalentes, dès lors que la programmation est de qualité et que les conditions sont réunies pour susciter leur intérêt.

La fédération des Grands Formats regroupe aujourd’hui près de 1 000 artistes dans 65 grands ensembles professionnels, d’une grande diversité artistique et réunis autour de valeurs communes : l’exigence, la solidarité, l’engagement, la responsabilité et la transmission. Ces valeurs sont universelles et il n’appartient qu’à nous de les mettre en œuvre au quotidien dans une empathie artistique.

Que cette année soit celle de l’altérité en mouvement, pour vivre tous ensemble ce nécessaire invisible qui nous dépasse.

 

Laurent Mignard
Directeur musical du Duke Orchestra

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