Édito de novembre

Édito de novembre

La Rentrée Grands Formats bat son plein après un lancement réussi à Reims à la mi-octobre. Dans le cadre du Reims Sunnyside Festival, en présence de nos amis de France Musique et aux côtés d’un public venu en nombre, près des trois quarts des membres (français) de Grands Formats, chef.fe.s d’orchestre ou administrateurs.trices, étaient présent.e.s pour participer à la rencontre professionnelle, à l’assemblée générale ou pour assister aux trois concerts en grand format co-organisés par notre fédération et Jazz Us.

On l’a constaté à l’AG : la volonté d’avancer ensemble et de s’investir pour le collectif est toujours intacte (cela ne serait-il pas justement ancré dans l’ADN d’une grande formation ?). Et il va en falloir, de l’énergie, pour se faire entendre en tant qu’artiste, face à l’industrie musicale, dans l’économie numérique, dans une politique « culturelle » incertaine…

À tel point qu’avec tous les chantiers qui occupent la fédération ces derniers temps, on en oublierait presque de causer musique ! Entre deux éditos lanceurs d’alerte, entre deux réunions au sein du CA ou des groupes de travail, entre deux rencontres avec les différents acteurs du secteur sur les enjeux qui nous animent et nous inquiètent (les moyens pour la création, les problématiques de diffusion, les questions de mixité et d’égalité, etc…), continuons de nous émerveiller de l’incroyable vivacité artistique des grands ensembles, qui nous émeut à chaque fois qu’on découvre un nouveau groupe ou un nouveau programme.

Malgré des situations de plus en plus précaires, les chef.fe.s d’orchestre et leurs musicien.ne.s continuent sans relâche à imaginer, écrire, arranger, créer, monter, répéter…  Et ce faisant, on se sent plus que jamais membres de cette grande famille de 65 grands ensembles, du jazz sous toutes ses formes, instrumental, vocal, de répertoire revisité, de création, de métissages, de croisements, d’expérimentations, de mélanges de notes et de timbres des plus incongrus aux plus résonants…

Rien que sur le temps de la Rentrée à Reims, avec le Sonart (David Chevallier), l’Orphicube (Alban Darche) et le Collectiv (Franck Tortiller), on a pu s’immerger dans trois univers différents, chacun proposant un rapport singulier entre création et répertoire revisité, réapproprié, transformé. Dans un temple protestant pour le premier, dans une salle de concert pour les deux autres, ces musiques nous ont fait passer par un extraordinaire panel d’émotions, multipliées par la force de la musique « en grand ».

D’ici la fin du mois, ce sont encore une trentaine de concerts d’une quinzaine de grands ensembles que vous pourrez découvrir un peu partout en France. Et ça continuera toute l’année… et encore pour longtemps !

En guise de conclusion, un grand bravo à l’Amazing Keystone Big Band, l’un de nos grands formats les plus actifs, pour son titre de groupe de l’année aux Victoires du Jazz.

 

Camille Durand
Membre du CA de Grands Formats et leader du Wanderlust Orchestra

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