Le blog de la fédé - Page 3 sur 35

07 Déc 2018

Tribune de décembre

Le grand déploiement de la société du spectacle est à l’œuvre ; ce n’est pas nouveau, mais les proportions atteintes aujourd’hui dépassent ce que nous avions connu auparavant.

La vocation première des festivals et salles de concert de rassembler ses publics autour de propositions artistiques de manière libre et indépendante est maintenant de plus en plus assujettie aux logiques de remplissage de salle, ce qui de fait peut réduire considérablement les possibilités de « prises de risque » artistique et uniformise le paysage culturel autour des mêmes propositions.

Comment est-il possible de lutter contre ce phénomène dès lors que les musiques que nous produisons ne sont plus véhiculées sur aucun ou presque des médias nationaux ?

Verrions-nous aujourd’hui un chanteur qui déclame des textes anarchistes sur une musique aux harmonies riches exécutée par des musiciens de haut niveau diffusé pendant plus de 5 minutes à une heure de grande audience ? Je parle ici de chanson, de musique populaire telle que pouvait l’être celle d’Édith Piaf ou de Léo Ferré.

Il est nécessaire pour l’avenir de nos musiques qu’elles soient diffusées plus largement, qu’elles existent pour d’autres personnes que nous qui les créons.

Nous, compositeur.trice.s, chef.fe.s d’orchestres, membres de collectifs, affirmons qu’il est possible et même évident qu’un grand nombre de personnes puissent se reconnaitre et vivre des expériences personnelles profondes au contact de contenus de qualité.

Nous, compositeur.trice.s, chef.fe.s d’orchestres, membres de collectifs, sommes souvent devenus producteurs de nos projets par nécessité de générer les espaces d’expression, de monstration des musiques que nous créons, pour la scène ou pour le disque. De ce fait nous constatons que la rencontre entre les musiques que nous créons et jouons est une réalité, qu’elle est désirée par des personnes curieuses et que, ce lieu sacré du rendez-vous entre des individus et des contenus artistiques, existe.

Nous, musicien.ne.s de jazz et de musiques improvisées nous trouvons à la jonction des musiques traditionnelles, populaires et des musiques dites savantes. Endroit unique, un lieu existant où tou.te.s les musicien.ne.s quelles que soient leur formation peuvent se rassembler et dialoguer.

Issus de toutes les régions de France mais également d’autres pays d’Europe, des compositeurs et compositrices, des directrices et directeurs artistiques de compagnies et des membres de collectifs se regroupent à Grands Formats et tentent de proposer des alternatives communes d’avenir pour les musiques qu’ils portent et pour les musicien.ne.s qui les jouent.

Ces musicien.ne.s créent, jouent, enseignent, produisent des concerts sur tous les territoires où ils vivent et agissent au quotidien, rencontrant des publics aussi nombreux que variés.

La fédération s’élargit aujourd’hui pour accueillir des collectifs en son sein afin de fédérer de très nombreuses musiciennes et musiciens de jazz et de musiques improvisées qui souhaitent prendre part aux débats qui les concernent.

La fédération Grands Formats est la maison commune à de nombreuses musicien.ne.s de jazz et de musiques improvisées ! Organisons-nous, vous êtes les bienvenu.e.s !

Pascal Charrier Ensemble Kami Octet, membre du Conseil d’Administration de Grands Formats

06 Déc 2018

Kami Octet

“Spring Party” en concert le 15 décembre à Musiactreize

Pèlerinage, voyage initiatique, la musique de l’album « Spring Party » vous emmène dans l’univers intime d’un personnage traversant des paysages imaginaires. Alliant écriture et improvisation, le répertoire de Kami Octet emmène vers les profondeurs de climats intimistes où les voix se mêlent pour mélanger leurs timbres puis surgissent, portées par l’énergie élémentaire d’une rythmique terrienne. Des moments de puissance orchestrale, des fragments de poésie déclamés sur une musique de chambre tendue comme un fil ténu suspendu d’où émergent des improvisations de haut vol. La Musique de Kami Octet s’inscrit dans la grande tradition des orchestres de Jazz et de Free Music.

© Nai No Prod

Jazzy Poppins à la Seine Musicale

Après le succès de la création au Pan Piper Paris, le nouveau spectacle de Laurent Mignard Duke Orchestra entame une large série de représentations en Île-de-France, notamment à la Seine Musicale de Boulogne le 16 décembre prochain. Le jeune public s’initie au jazz tout en découvrant les ressources des instruments, tandis que les parents retrouvent avec candeur un univers qui a bercé leur enfance.

Information pratiques :
Adresse : La Seine Musicale , Ile Seguin 92100 BOULOGNE BILLANCOURT
Réservations 
Site internet

©Pascal Bouclier

Résidence de création du 10 au 14 décembre 2018 à Château-Rouge (74)

Le Very Big prépare un nouveau répertoire pour une création prévue le 24 janvier 2019 au Train-Théâtre de Portes-les-Valence (26).
Une bonne douzaine de compositeurs et d’arrangeurs vont y mettre leurs couleurs, leurs accents, leurs froufrous, leurs folies, leurs plus beaux costumes et leurs sueurs assorties pour vous remplir les oreilles dès 2019. La musique, elle sera sans doute forte et puissante, grave et douce, spectaculaire et acrobatique, pop et punk, rock et jazz, ou sûrement tout ça en même temps !

©Bruno Belleudy

06 Déc 2018

Organik Orkeztra

« Ritual » par Organik Orkeztra

À partir de son travail de création autour des rituels (répertoire en cours de création intitulé « Ritual »), Organik Orkeztra abordera le thème du solstice d’hiver dans les EHPAD de Dordogne. Leur résidence au CUBE en tutti permettra à l’orchestre de poursuivre la constitution de son répertoire qui sera présenté en janvier 2019.

 

– du 13 au 15 décembre, une partie de l’orchestre mènera une création avec le personnel et les résidents de l’EHPAD d’Excideuil, en Dordogne.
Restitution à l’issue, dans l’enceinte de l’EHPAD. (Cuivres et flûtes, percussion, piano, voix)

Distribution de la session :
JÉRÉMIE TERNOY piano, composition et direction
KRISTOF HIRIART voix, percussions, composition et direction
MARYLINE PRUVOST voix, flûtes
CHRISTIAN PRUVOST trompette
SAKINA ABDOU saxophones, flûte basse
VIANNEY DESPLANTES tuba, alboka
YOANN SCHEIDT percussions


– du 16 au 18 décembre : résidence de création au CUBE – Plaine de Lamoura – En partenariat avec l’Agora, PNC de Boulazac – Nouvelle Aquitaine

Ensemble Tutti

JÉRÉMIE TERNOY piano, composition et direction
KRISTOF HIRIART voix, percussions, composition et direction
MARYLINE PRUVOST voix, flûtes
DIDIER ITHURSARRY accordéon
CHRISTOPHE HACHE contrebasse
CHRIS MARTINEAU alto
JULIE LÄDERACH violoncelle
ALEXIS THÉRAIN guitare
CHRISTIAN PRUVOST trompette
SAKINA ABDOU saxophones, flûte basse
VIANNEY DESPLANTES tuba, alboka
YOANN SCHEIDT percussions

– du 19 au 21 décembre :  une partie de l’orchestre mènera une création avec le personnel et les résidents de l’EHPAD de Thiviers, en Dordogne.

Restitution à l’issue, dans l’enceinte de l’EHPAD (Cordes, accordéon, piano, voix) dans le cadre du programme Culture et Santé – En partenariat avec l’Agora, PNC de Boulazac – Nouvelle Aquitaine.

Distribution de la session :
JÉRÉMIE TERNOY piano, composition et direction
KRISTOF HIRIART voix, percussions, composition et direction
DIDIER ITHURSARRY accordéon
CHRISTOPHE HACHE contrebasse
CHRIS MARTINEAU alto
JULIE LÄDERACH violoncelle
ALEXIS THÉRAIN guitare

Résidence de création en partenariat avec l’Agora / Pôle National Cirque Boulazac / Nouvelle-Aquitaine.

©Eric Sneed

 

06 Déc 2018

Les rugissants

« Chansons Nues » des Rugissants au Hall De La Chanson les 1er, 2, 7, 8, 14 et 15 décembre

L’érotisme est présent dans la chanson depuis ses origines, travesti ou crûment exposé. “Chansons nues” vous fera entendre aussi bien les chansons libertines du XVIIIe siècle, que la sulfureuse Suzy Solidor, ou des morceaux choisis de Juliette, Jeanne Moreau, Clarika, Barbara, Brassens, Gainsbourg, Nougaro, Ferré… S’affranchissant de tout puritanisme Les Rugissants chanteront la noblesse du corps, des sens et du désir, dévoilant ça et là l’intimité de ses artistes.

Distribution
Direction artistique : Serge Hureau
Direction musicale : Grégoire Letouvet
Arrangements : Aloïs BenoitPhilip ManiezPaul AnquezVladimir MedailAlexandre PerrotThéo PhilippeStéphane MègeAxel NouveauGrégoire Letouvet
Lumières : Jean Grison
Son : Nils Morin
Chant : Thylda Bares, Milena CsergoOlivier HussenetLucas Gonzalez
Les Rugissants : Léo Jeannet (trp), Léo PelletJules Boittin (trb), Théo Philippe (sax alto), Thibaud MerleHugo Afettouche (sax ten, fl), Rémi Scribe (sax ten, sax sop), Esteban Pinto-Gondim (clar, clar basse), Raphael Herlem (sax bar), Alexandre Perrot (cb), Jeeb’s Palies (batt), Grégoire Letouvet (pno, claviers)

Evénement ICI

Le Red Desert Orchestra d’Eve Risser invite le Kaladjula Band de Nainy Diabate : “KOGOBA BASIGUI”

La jeune compositrice de jazz contemporain Eve Risser et la diva malienne Naïny Diabaté mêlent leurs orchestres et leurs musiques pour deux concerts à la Nouvelle Scène Nationale de Cergy-Pontoise les 7 et 8 décembre 2018.


Red Desert Orchestra
Eve Risser piano, claviers, flûtesAntonin-Tri Hoang sax alto, clarinette, clarinette basseSakina Abdou sax ténor, sax alto, flûtes à becGrégoire Tirtiaux sax baryton, sax ténorNils Ostendorf trompetteMatthias Müller tromboneFanny Lasfargues basse électro-acoustique, effetsEmmanuel Scarpa batterie, percussionsTatiana Paris guitare.

 

Kaladjula band 
Naïny Diabaté bolon, chantLalla Diallo djembéFatima Maïga guitareBintou Koita dundun, Wassa Kouyaté kora, clavier Oumou Koïta calebasse Benin Coulibaly chant, kamele ngoni.
Sonorisation : Celine Grangey
Lumières : Leslie Desvignes

02 Nov 2018

Édito de novembre

La Rentrée Grands Formats bat son plein après un lancement réussi à Reims à la mi-octobre. Dans le cadre du Reims Sunnyside Festival, en présence de nos amis de France Musique et aux côtés d’un public venu en nombre, près des trois quarts des membres (français) de Grands Formats, chef.fe.s d’orchestre ou administrateurs.trices, étaient présent.e.s pour participer à la rencontre professionnelle, à l’assemblée générale ou pour assister aux trois concerts en grand format co-organisés par notre fédération et Jazz Us.

On l’a constaté à l’AG : la volonté d’avancer ensemble et de s’investir pour le collectif est toujours intacte (cela ne serait-il pas justement ancré dans l’ADN d’une grande formation ?). Et il va en falloir, de l’énergie, pour se faire entendre en tant qu’artiste, face à l’industrie musicale, dans l’économie numérique, dans une politique « culturelle » incertaine…

À tel point qu’avec tous les chantiers qui occupent la fédération ces derniers temps, on en oublierait presque de causer musique ! Entre deux éditos lanceurs d’alerte, entre deux réunions au sein du CA ou des groupes de travail, entre deux rencontres avec les différents acteurs du secteur sur les enjeux qui nous animent et nous inquiètent (les moyens pour la création, les problématiques de diffusion, les questions de mixité et d’égalité, etc…), continuons de nous émerveiller de l’incroyable vivacité artistique des grands ensembles, qui nous émeut à chaque fois qu’on découvre un nouveau groupe ou un nouveau programme.

Malgré des situations de plus en plus précaires, les chef.fe.s d’orchestre et leurs musicien.ne.s continuent sans relâche à imaginer, écrire, arranger, créer, monter, répéter…  Et ce faisant, on se sent plus que jamais membres de cette grande famille de 65 grands ensembles, du jazz sous toutes ses formes, instrumental, vocal, de répertoire revisité, de création, de métissages, de croisements, d’expérimentations, de mélanges de notes et de timbres des plus incongrus aux plus résonants…

Rien que sur le temps de la Rentrée à Reims, avec le Sonart (David Chevallier), l’Orphicube (Alban Darche) et le Collectiv (Franck Tortiller), on a pu s’immerger dans trois univers différents, chacun proposant un rapport singulier entre création et répertoire revisité, réapproprié, transformé. Dans un temple protestant pour le premier, dans une salle de concert pour les deux autres, ces musiques nous ont fait passer par un extraordinaire panel d’émotions, multipliées par la force de la musique « en grand ».

D’ici la fin du mois, ce sont encore une trentaine de concerts d’une quinzaine de grands ensembles que vous pourrez découvrir un peu partout en France. Et ça continuera toute l’année… et encore pour longtemps !

En guise de conclusion, un grand bravo à l’Amazing Keystone Big Band, l’un de nos grands formats les plus actifs, pour son titre de groupe de l’année aux Victoires du Jazz.

 

Camille Durand
Membre du CA de Grands Formats et leader du Wanderlust Orchestra

Danzas “Pictures for Orchestra”

Depuis sa création en 2007, Danzas a joué environ 70 représentations en France mais également en Allemagne et en Belgique. Après Fiesta Nocturna, La Fête à Boby et Lagrima Latina, un quatrième programme a vu le jour fin 2016, Pictures for Orchestra. L’orchestre est invité par le conservatoire de Saint-Dizier et vous donne rendez-vous le mercredi 28 novembre à 19h.

Informations complémentaires

© Christophe Charpentel

Nouvel album « Far East Suite » (d’après Duke Ellington) !

Lauréat des Victoires du Jazz 2017 pour son dernier album « JOY », Pierre Bertrand et Caja Negra proposent un nouveau projet ambitieux : une relecture de la « Far East Suite » de Duke Ellington.

Pierre Bertrand et son groupe Caja Negra se placent sous les signes du voyage et de l’altérité, avec la rencontre de musiciens issus d’esthétiques qui ne se rencontrent habituellement jamais : le jazz et le flamenco. Pour cette « Far East Suite » ils ne joueront ni jazz, ni flamenco mais une musique fusionnelle, née des rencontres et de l’enrichissement mutuel. Pour prolonger le voyage de Caja Negra, Pierre Bertrand a choisi d’explorer les trésors musicaux du Moyen-Orient tout en rendant hommage à un chef d’œuvre du XXème siècle.

Dans l’œuvre originale écrite en 1967 par Duke Ellington et Billy Strayhorn, chaque titre évoque une ville ou un pays du Moyen-Orient traversé lors de leur tournée d’automne 1963, avant que le périple ne soit écourté prématurément avec l’assassinat du président J.F. Kennedy.

Pierre Bertrand intègre les mélodies envoûtantes et sauvages dans une mise en scène orchestrale, contrastée et ultra moderne, associées à une relecture documentée sur les danses et instruments des pays traversés du Moyen-Orient, tout en livrant une vision des plus personnelles.
Face à l’actualité de notre monde contemporain, l’invitation au voyage prend une dimension symbolique : aujourd’hui, aller de Damas à Dakha, en passant par Amman, Beyrouth, Bagdad, ou encore Karachi, serait un voyage impossible…

Retrouvez le répertoire de « Far East Suite » en concert exceptionnel le 8 décembre au Pan Piper (Paris 11ème) !


www.pierrebertrand.com

 


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